La société tient sa première séance dans la maison commune le 20 frimaire an II (10 décembre 1793) et la dernière le 17 ventôse an II (7 mars 1795). Se tiendra 127 autres d’aprés le registre conservé à la bibliothèque municipale de Pau.
58 personnes assistent à cette première réunion dont le maire, 4 officiers municipaux, le curé, 1 notable, le greffier. Un bureau est aussitôt élu, renouvelable tous les mois avec 1 président, 1 vice-président, 4 secretaires (dont le nombre sera réduit à 2 en l’an III). Le trésorier est élu pour six mois, un règlement de 18 articles est lu aussitôt. Trois comités (surveillance, intruction publique, correspondance) de chacun 8 membres, sont nommés le 1er ventôse.
L’église, désaffectée, érigée en temple de la Raison, servira de siège à la Société à partir du 10 germinal. cette dernière s’installe dans l’ancienne maison presbytérale le 21 prairial, un atelier de salpêtre ayant été aménagé dans l’église, la municipalité est invité à en enlever tout ce qui servait à l’usage du culte, et à faire brûler sur l’autel de la patrie tous les saints et saintes en bois encore dans le temple.
Cet autel, dont la Société s’est occupée depuis le 28 frimaire, doit avoir été édifié en pluviôse, aux frais de la commune, sur la place publique. Le 17 pluviôse, l’épuration individuelle se fait en séance publique. Mais la ferveur révolutionnaire s’attiédit en floréal: société déserte le 3, assistante réduite le 13, on convient le 15 que très peu de citoyens et citoyennes travaillent les jours correspondants à l’ancien dimanche.
Cependant, le 30 floréal, on verra l’instituteur et l’institutrice amener chacun devant la Société quatre de leurs élèves, les garçons récitant les droits de l’homme, les filles quelques articles sur la nouvelle instruction publique.
(source livre 94ème congrès national des sociétés savantes PAU 1969)
9 pages concernant le fonctionnement de la Société à Louvie-Juzon publiées dans l’ouvrage cité si dessus








